Histoire politique des OGM
Par manuel le jeudi 6 novembre 2008, 06:40 - OGM - Lien permanent
Le mouvement Anti-Ogm a commencé en 1997 en France mené par la Confédération Paysanne. Leur mode d'intervention est la désobéissance civile : des essais commerciaux en plein champ ont été fauchés. Le projet de loi initial issu du Grenelle stipulait qu'il faut "pouvoir cultiver ans OGM". Le parlement en a décidé autrement et a rajouté que l'on puisse cultiver "avec ou sans OGM". Le seuil sans OGM renvoie à la législation européenne. Mais ce seuil n'a aucune légitimité scientifique, c'est un compromis politique . Deux échéances importantes jusqu'au 31/12/08
- mise en place de la Haute Autorité
- réunion des ministres de l'environnement européen avec pour objectif de définir ce seuil.*
Les problèmes posés par la loi actuelle :
- Il faut savoir que les semences ne peuvent pas supporter la cohabitation avec les semences OGM. D'année en année quel que soit le seuil choisit les semences OGM coloniseront les semences traditionnels
- la composition de la haute autorité est composée uniquement de scientifiques
La logique européenne : garantir la liberté d'entreprendre ne permet pas de faire passer le principe de précaution. Au niveau européen les priorités sont :
- comment accélérer la commercialisation des produits OGM venant de l'extérieur
- évaluation de l'impact des OGM pesticides : insecticides et herbicides
En Allemagne les viandes issues d'animaux qui n'ont pas consommés d'OGM peuvent être étiquetées, mais le seuil retenu est de 0,9%.
La balle est dans le camp de la société civile voir dans des actions de
désobéissance civile.
Mouvement des faucheurs
Création d'un groupe de militants prêt à s'engager dans des actions de
neutralisation (Voir la Charte des
faucheurs) qui
- veille au respect du moratoire (par exemple sur le Monsanto 810)
- qui suit les essais en plein champ
Mouvement des semeurs volontaires
- Dénonce la logique du Certificat d'Obtention Végétale (il suffit de décrire les caractéristiques d'un plante et de déposer un copyright pour posséder cette plante) et le fait que les agriculteurs ne peuvent plus échanger et ressemer leurs semences. (la logique de la loi française, Ressemer = biopirater = receleur)
On entre dans un monde à la Kafka ou les choses n'ont plus de sens, ... Pour conserver la bio-diversité il faut pouvoir échanger les semences.
Les solutions locales:
- ne pas travailler avec des entreprises qui utilisent des OGM
- soutenir les associations qui détectent les présences d'OGM
- modifier le cahier des charges des Marchés publics en rajoutant des critères sans OGM
- prendre des arrêtés anti OGM
- mettre en place des des coordination de communes sans OGM
- créer dans les espaces publics des plats de bande de plantes non inscrites
- créer des foires d'échange de semences, Kokopelli, Association des semences paysanne
Il existe un traité international que la France a ratifié: le traité sur les semences phytogénétique (FAO)
Pour plus d'infos :
http://altercampagne.free.fr
http://www.fao.org