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dimanche 14 décembre 2008

Région - Environnement / Trophées Alsace Nature

tan_08__78_copie.jpg Manuel Santiago et Vincent Schwartz, trophée Alsace Nature 2008, Agriculture

En 2005, à l'occasion de ses 40 ans, Alsace Nature définissait huit champs d'action prioritaire, déclinés en 40 propositions pour un développement durable de la région. En 2007, la Fédération régionale de protection de l'environnement créait des trophées pour distinguer des actions allant dans le sens de ces priorités. Si les premiers lauréats étaient à une exception près des collectivités ou des entreprises, la deuxième promotion récompensée vendredi soir lors d'une cérémonie à la maison des sociétés à Schiltigheim se distingue par sa jeunesse et son engagement bénévole. Les lauréats:

  • SYSTEM D, le magazine alsacien du développement durable, sur Télé Doller, au titre de l'Alsace écocitoyenne, solidaire et ouverte sur le monde. La télévision locale associative a dédié une partie de son temps d'antenne à l'environnement, au social et à l'économie ainsi qu'aux initiatives pour plus d'humanité dans notre quotidien. Visible sur internet (www.tel! evision-systemd.com)
  • LA MAISON PARCELLE, du cabinet d'architecture AtelierD à Scherwiller, au titre du ménagement de notre petit territoire. Quatre jeunes diplômés de l'école d'architecture de Strasbourg se sont lancés dans l'expérimentation d'une nouvelle forme d'habitat individuel dense qui allie respect de l'environnement, usage réfléchi de l'espace, matériaux sains et principes bioclimatiques.
  • L'ENTREPRISE ÉCOTIDIENNE de Sparsbach, au titre du défi de l'économie, des énergies, des écotechnologies et de l'écotourisme. Avec leur entreprise d'un genre nouveau, la famille Christmann veut promouvoir l'écocitoyenneté au quotidien en proposant conseils et stages. Ou comment mettre en pratique soi-même les préceptes de jardinage bio, d'écoconstruction ou d'éco-consommation.
  • LA BERGERIE NOMADE de l'association Vers la terre (Ferme de Malplaquet à La Broque) au titre d'une agriculture éthique-qualité-environnement. Par la manifestation (marché paysan, débats, musiqu! e) organisée cet automne à Strasbourg, la jeune association veut jeter des ponts entre le monde agricole et rural et le monde urbain.
  • LE GROUPE CHEVÊCHE DU SUNDGAU, au titre d'une région où humains et nature cohabitent. Un groupe de bénévoles (arboriculteurs, ornithologues, botanistes,...) s'est lancé dans la plantation d'arbres fruitiers et l'installation de nichoirs, à la fois pour préserver les vergers à hautes tiges, les variétés anciennes et les chouettes chevêches.
  • L'ACTIVITÉ « TOILETTES SÈCHES » de l'association Aquaterre d'Oberschaeffolsheim, au titre de l'eau retrouvée. L'association, au départ spécialisée dans la phytoépuration, s'est lancée dans la construction puis la location lors de manifestations, de toilettes sèches. Elle en profite pour organiser des sensibilisations à cette alternative écologique encore peu connue.
  • LE CAMPUS VERT de Strasbourg, au titre de la reconquête de l'air. L'association étudiante sensibilise les étudiants mais aussi l'! administration aux économies d'énergie et au développement durable. Elle vient en outre d'éditer un éco-guide de l'étudiant pour promouvoir les bonnes pratiques au quotidien. A télécharger sur www.campusvert.u-strasbg.fr.
  • L'IMPASSE 2008. A cette promotion manque un lauréat au titre des « transports écologiques et le ménagement de notre temps » mais aucun dossier n'a réellement convaincu le jury qui a donc décidé de faire l'impasse pour cette fois.

S. W. © Dernières Nouvelles d'Alsace - 14.12.2008

mercredi 26 novembre 2008

LE 6 DECEMBRE 2008, JOURNEE MONDIALE DU CLIMAT, LES ASSOCIATIONS DE L’EURODISTRICT AGISSENT !

climat2008.jpg

Le 6 décembre 2008 a lieu la journée mondiale du climat. C'est un moment très important de mobilisation de toutes les ONG de par le monde. Les actions mises en oeuvre ont pour but de peser sur les négociations interétatiques qui auront lieu du 2 au 12 décembre à POZNAN dans le cadre de la conférence annuelle des nations unies sur le climat.

Certes, des signes d'espoir apparaissent, notamment avec les prises de position du nouveau président des USA, mais le temps presse pour parvenir à un accord post-Kyoto qui soit à la hauteur de l'énorme enjeu que représente le changement climatique.

En 2007 a été créé un collectif associatif de l’Eurodistrict dont l’objectif est de mobiliser les citoyens de part et d’autre du Rhin autour de cet enjeu et des actions qu’il importe de mener localement.

Ce collectif organise une grande manifestation à vélo de Kehl à Strasbourg à l’occasion de la journée mondiale du climat, le samedi 6 décembre de 13h00 à 16h30.

Cette vélo-demo sera l’un des rares -voire le seul- événements transfrontaliers en Europe à l’occasion de la journée mondiale du climat.

Départ : Marktplatz de Kehl à 13h en présence de Günther PETRY, maire de Kehl.

Arrivée : place Kléber, vers 15h30, suivie d’un accueil à l’hôtel de ville de Strasbourg par Roland RIES, Sénateur maire de Strasbourg, et le sociologue et philosophe Edgar MORIN.

Trajet : Marktplatz Kehl > Stadtbibliothek > Marktstraße > Bahnhofsplatz Kehl > Europabrücke > Route du Rhin > place de l’étoile > place d’Austerlitz > rue des Orphelins > quai des bateliers > place de la République > quai Sturm > place de l’homme de fer > place Kléber

Organisateurs : Alsace Nature/Association des habitants du quartier Bourse-Austerlitz-Krutenau/Association de défense des intérêts de la Robertsau/Association des résidents et amis de Neudorf/ Bürgerinitiative Umweltschutz Kehl e.V./Campus vert/Chambre de consommation d’Alsace/Comité d’action deux roues du Bas-Rhin/Garten-Jardin/Greenpeace/Groupe Velaüch/Objectif Climat/Piétons 67/Vers-la-terre

l'association "objectif climat".

dimanche 16 novembre 2008

vers-la-terre

Créée en l'an 2008, l'association "vers-la-terre" propose aux citoyennes et citoyens de notre planète de se rencontrer autour de moments festifs artisticos-paysans-écolo-économico-social pour aborder des questions liées à notre environnement.

En effet, comment rester les bras croisés devant notre téléviseur à attendre que le réchauffement climatique, la pollution, les sub-primes et la bêtise de nos comportements de consommation irraisonnés nous empêchent définitivement de faire la fête ?

Sur ce constat, nous nous sommes associés pour vous proposer des rencontres, conférences, fêtes sur des questions qui nous sembles primordiales: - quelles relations harmonieuses entre la ville et la campagne ? - peut-on vivre heureux en respectant notre environnement ? - comment favoriser le lien social ? - une autre économie est-elle possible ?

Nous vous invitons à notre première manifestation qui abordera avec nos partenaires associatifs toutes ces questions le 8 novembre au MOLODOÏ à Strasbourg.

J'attire plus particulièrement votre attention sur la conférence sur les OGM. Entre des techniques OGM, en laboratoire et confinées, qui ont pour finalité de fabriquer des médicaments et une utilisation généralisée en plein champ, il y a tout un monde (de pesticides et autres engrais chimiques). Nous vous invitions à comprendre pourquoi en assistant à la conférence de Christian Vélot (projection du DVD, les ogm c'est quoi ?)

Il est peut-être encore temps d'échanger nos 4x4 pour des 1x2, de passer d'un steak par repas à un steack par semaine - mais un bon, local et "bio-dynamique"- de penser aux autres, à ceux qui ont moins, voir rien du tout... Bref, de passer à une décroissance de la consommation et à une croissance de liens sociaux et de solidarité.

contact: santiago.manuel@gmail.com

samedi 15 novembre 2008

effet de serre : ne pas oublier le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O)

Lorsque l’on parle de l’effet de serre, on pense principalement aux émissions de gaz carbonique (CO2) par la combustion du pétrole, du gaz naturel et du charbon. C’est en effet la principale source de gaz à effet de serre (GES), puisqu’elle contribue pour 71%. Mais deux autres gaz – le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) – y contribuent eux aussi. Deux gaz émis principalement par l’agriculture (cf. annexe « Responsabilité de l’agriculture dans les émissions de GES en France ») . Les préconisations du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) si nous ne voulons ne pas dépasser 2° d'ici 2050 sont de :

  • diviser par 2 le gaz carbonique
  • réduire de 30 % le méthane
  • réduire de 30 % le protoxyde d’azote

en outre il ne faut pas trop dépasser certains seuils sinon le changement sera irréversible.

Hors, le méthane et le protoxyde d’azote ont des effets à moyen terme beaucoup plus important sur l’effet de serre que le gaz carbonique. Pour éviter un pic d'émission, il faut gagner un maximum de réduction sur le court terme pour ces deux GES. En France 23% des gaz à effet de serre (GES) sont dus à l’agriculture et notamment l’agriculture intensive. Si on compte la transformation, le transport et la distribution on arrive à près 33% du total des émissions.

Comment en sommes-nous arrivés là ?
Jusqu'au début du XXe siècle la proportion de protéines végétales et de protéines animales dans notre alimentation était respectivement de _ et de _. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à l’inverse. Pour deux raisons principales :

  • Sociologique. La viande rouge a été associée à un aliment des jours de fête, des gens riches. Depuis que nous avons plus d'argent et que la viande est devenue bon marché, nous en avons banalisé la consommation
  • Pour des mauvaises raisons scientifiques. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la viande était assimilée à l’apport de fer dans notre alimentation

On sait aussi selon le type de viande (veau, bœuf, porc, poulet) qu’il faut entre 5 à 15 fois plus de surface pour les produire par rapport à la production de protéines végétales. Notre mode d'alimentation actuel n'est pas généralisable et pas durable. Le problème, ce n'est pas de manger ou de ne pas ne manger de la viande, c'est la place qu'elle tient dans nos repas par rapport aux autres aliments. Aujourd'hui, la majorité des diététiciens sont d’accords sur le fait qu'il faut manger une base végétale (céréales, légumineuses, fruits) et la compléter avec des produits animaux pour être en bonne santé.

L’élevage industriel; une activité gourmande en énergie et en ressource naturelle
A l’origine des problèmes environnementaux liés à l’élevage industriel on trouve la concentration d'animaux sur une même exploitation, la manière dont on les élève et on les nourrit. Les ruminants sont naturellement des herbivores (mangeur d'herbes). Hors aujourd’hui, la production industrielle utilise très peu d'herbe, surtout du maïs d'ensilage, des céréales, et des protéines (du tourteau de soja, importé d'Amérique du sud) dans l’alimentation des animaux. Les aides de la Politique Agricole Communes (PAC) européennes favorisent cette logique productiviste. Une vache qui ne mange que de l'herbe produit entre 5000 et 6000 litres de lait par an, alors qu'avec des céréales, on arrive à 10 000 litres par an. Pour faire gagner 1,5 kg par jour à un bœuf, l'herbe ne suffit pas.

Le périmètre de l'élevage s'est accru de façon exponentiel. Dans le monde, 33% des terres cultivées servent à produire les céréales qui sont destinées à l'alimentation des animaux, en France, entre 40% et 50%. Si ces surfaces étaient destinées à l’alimentation humaine on serait aujourd’hui en sur-production. Avant que l'on se mette à fabriquer des viandes en quantité industrielle les élevages en France étaient surtout concentrés en moyenne montagne ou en zone humide sur des espaces où ne pouvait pousser que de l'herbe. La polyculture étaient la règle; de l’élevage (vaches laitières) auquel était associé une production végétale. Le rendement était garanti par le fumier qui était utilisé comme fertilisant couplé à une rotation des cultures. L'élevage de bovins en plaine pour la viande uniquement n'existait pas.

En outre, les animaux sont de mauvais transformateurs de protéines végétales. Un bovin consomme 10 kg de protéine végétale pour fabriquer 1kg de ses tissus, le porc c'est 4 à 5 kg de protéine végétale pour 1kg de viande. Un steak de 150 g (issu d’une production intensive) dans l'assiette, et on multiplie par 10 notre consommation d'eau de la journée. C'est principalement l'eau qui a été utilisée pour arroser le maïs.

L’impact sur le réchauffement climatique

  • 1/3 de l’effet de serre en France trouve son origine dans ce que nous mettons dans notre assiette
  • 1kg de viande produit entre 10 et 50 fois plus de gaz à effet de serre qu' 1kg de protéine issue de végétaux

La fabrication de l’azote de synthèse

C'est l'invention, avant les OGM agricole, qui a eu le plus de conséquences dans la détérioration de l’environnement. C’est le facteur principal du rendement dans les cultures : ⇒ plus besoin d'avoir d’animaux pour le fumier d’où le développement de la monoculture
⇒ le développement de la monoculture a entraîné l’utilisation du désherbage chimique
⇒ qui est la cause de la multiplication des parasites due au traitement chimique

L’azote est présent dans 79% de la composition de l'air mais toutes les plantes ne savent pas utiliser sous cette forme. Seules certaines bactéries savent le faire, soit seules (fixateur libre), soit en symbiose avec les plantes et notamment les légumineuses. Pour trouver l'azote nécessaire aux plantes, avant que l'on fabrique chimiquement de l'azote (synthèse de l'azote industrielle) il fallait :

  • cultiver des légumineuses
  • rendre au sol l'azote par les déjections et le fumier

Les GES et la fabrication de l’azote de synthèse

  • il faut 1,4 tonne de pétrole pour fabriquer une tonne d'azote sous forme d'engrais par combustion (d’où les émissions de CO2)
  • les dérivés chimiques dans le processus de fabrication : ammoniaque, nitrate, urée,... et au passage on fabrique du protoxyde d'azote qui s'échappe dans l'air
  • la terre qui est traitée avec ces engrais, émet plus de protoxyde d'azote, normalement 1-2kg par hectare, dans l'agriculture intensive 2 à 3 fois plus.

L’exemple le plus symptomatique des effets négatifs sur l’environnement du cycle de l’azote : l’élevage de porc en Bretagne.
On fixe de l'azote industriel pour faire de l'engrais (en utilisant du pétrole), avec ces engrais on fait pousser des céréales, avec lesquels on nourrit les porcs, qui produisent du lisier, qui sont eux-mêmes très riches en azote qui retourne dans l’atmosphère après épandage.

Des propositions durables. Des pistes pour manger équilibré sans nuire à notre environnement et ne pas favoriser le réchauffement climatique :

  • Composer des menus dans lesquels la part de protéines végétales est majoritaire
  • Consommer moins de viande, et produite localement, dans des exploitations de moyennes montagnes, et « bio » si possible
  • Composer des menus en fonction des saisons

dimanche 9 novembre 2008

Le bio s'installe en ville

dna-bergerie.jpg
Les consommateurs citadins pouvaient faire hier leur marché au Molodoï, à la recherche de produits exclusivement bio. (Photo DNA - Cédric Joubert)

Strasbourg - Strasbourg / Marché paysan au Molodoï Le bio s'installe en ville

Cette première manifestation de l'association était l'occasion de faire en sorte, que les citadins rencontrent des producteurs locaux. « Il faut se rendre compte que ce qui est dans notre assiette a un impact sur l'environnement », lâche Manuel Santiago, secrétaire de « Vers-la-terre ». Un bar à potiron accueillait
les consommateurs  Fromage, légumes, fruits, miel, pain ou encore chocolat, tous les produits sur les étalages étaient 100 % bio. A l'entrée, un bar à potiron accueillait les consommateurs. « C'est de saison, le potiron est servi cru et présente un petit goût sucré », ajoute le secrétaire. Une manière originale de valoriser un légume pas toujours attractif.
 Le but de cette rencontre était, entre autre, de valoriser les bienfaits de la culture bio au niveau environnemental. Les agriculteurs du groupement de la ferme Malpaquet de Schirmeck utilisent, avec l'accord du propriétaire, des parcelles laissées à l'abandon, pour fai! re paître leurs animaux. De cette manière, l'entretien de cet espace se fait naturellement et évite le fauchage.
 Le point fort de la journée était la projection d'une conférence sur les OGM de Christian Vélot : « Les OGM, c'est quoi ? » La présentation a rassemblé une trentaine de spectateurs, visiblement très concernés par la problématique. « Les OGM, c'est un véritable sujet d'actualité, qui risque d'avoir des conséquences encore plus lourdes que l'agriculture chimique », réagissait Manuel Santiago.
 Pour les curieux, des stands d'associations ayant une vocation à travailler ou renseigner sur l'environnement étaient également présents. L'idée, c'était aussi de mettre en place un lien entre producteurs et associations. On recensait, par exemple, Alsace Nature, l'association de la culture biodynamique, l'AMAP (association pour le maintien de l'agriculture paysanne) Alsace et bien d'autres encore.
 Un buffet paysan a été ouvert en fin d'après-midi, avec des salades,! des soupes, des bières et du jus de pommes, entièrement produits de manière biologique.
 La soirée s'est conclue sur des notes musicales. L'association « Vers-la-terre », devrait reconduire ce type de rencontre et envisage déjà de l'organiser directement chez un producteur.

Elé.B.
© Dernières Nouvelles d'Alsace - 9.11.2008

vendredi 7 novembre 2008

La bergerie se pose en ville

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Région - Strasbourg / Salle du Molodoï La bergerie se pose en ville Sous le nom de Bergerie nomade, la toute jeune association Vers la terre organise sa première manifestation ce samedi à Strasbourg avec la volonté de lancer une passerelle entre le monde urbain et le monde paysan. Pour que la ville vive de nouveau en symbiose avec la campagne, pour que les consommateurs soient conscients du coût environnemental et humain de ce qu'ils ont dans leur assiette, pour que le monde paysan trouve du sens à son activité, une dizaine de citadins et d'agriculteurs militants de l'économie et de l'écologie solidaires ont créé une association en juin dernier.

Vers la terre entend rapprocher deux mondes que la société moderne a séparés : d'un côté les consommateurs et de l'autre les producteurs. Même en cas de vente directe comme sur les marchés, l'urbain se contente souvent de faire ses courses sans chercher à en savoir plus.
Pour rétablir du lien et pour susciter le débat pour une consommation et une agriculture respectueuses de l'environnement, la jeune association compte sur les vertus de la fête.

Légumes, miel, musiques
Elle organise une première manifestation ce samedi 8 novembre à partir de 14 h au Molodoï à Strasbourg ! avec notamment la participation de la ferme de Malplaquet (produits laitiers), les jardins d'Agnès (légumes), les miels d'Olivier Gotorbe, ou encore les associations AMAP Alsace, la Nef Alsace (finance, social et solidaire), Alsace Nature, le mouvement pour le droit et le respect des générations futures.
Des concerts compléteront l'après-midi avec le burkinabé Moussa Coulibaly, de la chanson engagée d'amour (Ottilie) du jazz (Sounds of Atlas) et de la chanson française (Muse verte) ethniques et un groupe strasbourgeois à découvrir, Freestyle Experience.

Samedi, au Molodoï, 19, rue du Ban-de-la-Roche, à Strasbourg. 14 h-18h : marché paysan et village associatif ; 15 h : film « Les OGM, c'est quoi » (entrée libre). 18 h 30 : buffet paysan (4 ou 8 € avec concerts). 19 h 30 : concerts (5 ou 8 € avec buffet). www.vers-la-terre.info

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 7.11.2008

jeudi 6 novembre 2008

Les OGM, c'est quoi ?

Organisme génétiquement modifié ou manipulé.

Définition générale (académique):
est un organisme vivant (micro-organisme ou microbe, végétal, animal ) ayant subi une modification non naturelle des caractéristiques génétiques initiales, par ajout, suppression ou remplacement d'au moins un gène.

Définition des OGM agro-alimentaire, mais pas tous:
Plus succinctement, on appelle OGM tout organisme hébergeant un ou plusieurs gènes provenant d'une espèce à laquelle il n'appartient pas. Cette deuxième définition est souvent utilisée par les chercheurs pour dire qu'ils n'en sont pas. Par exemple mettre un gène d'éléphant dans une bactérie ...

Toute opération conduisant à l'obtention d'un OGM est appelé transgenèse et l'OGM est également appelé organisme transgénétique.

L'amalgame entre les domaines d'application de la médecine et de l'agro-alimentaire, entretenu par les chercheurs et les pro-OGM est fallacieux.

OGM dans l'agro-alimentaire.

La différence fondamentale entre les "ogm agro-alimentaires" et les OGM confinés, utilisés en recherche fondamental, c'est que dans le cas des premiers nous consommons des organismes génétiquement modifiés alors que dans le second nous consommons ce qui est produit par l'OGM est qui n'est pas modifié dans sa nature.

Il y a deux grandes catégories OGM agro-alimentaires:

  • 99 % d'OGM, les plantes à pesticides
  • 1% restant, les plantes résistantes à des maladies virales

Les plantes à pesticides.

  • Produit un insecticide permettant de résister à un insecte ravageur

Par exemple le maïs BT (il existe aussi Coton BT, Betterave BT,...) qui résiste aux insectes, par exemple le maïs qui résiste à la pyrale, c'est un papillon crépusculaire dont la chenille fait des dégâts dans la tige du maïs. Il se trouve qu'il y a une bactérie du sol (Bacillus Thuringiensis), elle a un gène qui détient le secret de fabrication des toxines (protéines tueuses) de l'insecte de la pyrale. Donc si on prend le gène de la bactérie qui produit cette protéine et qu'on le met dans le maïs celle-ci pourra fabriquer elle-même sont insecticide. Cette bactérie BT produit tout un ensemble de protéines insecticides (contre les agents pathogènes du coton, pyrale, ...) qui ont une plus ou moins large spécificité

  • Permet d'absorber un herbicide sans être affecté (soja au Roundup, premier qui a été fait)

Normalement quand une plante absorbe un herbicide elle meurt. Le roundup (principe actif le glyphosate) : herbicide à large spectre (agit sur toutes les espèces végétales). Pourquoi il est si efficace sur les plantes : il agit sur une l'enzyme végétale (l'EPSPS) nécessaire à la synthèse de protéines. Il est impliqué dans la fabrication des acides aminés qui produisent les protéines. Le roundup pénètre dans la plante pour se fixer sur l'enzyme EPSPS et ensuite il l'empêche de travailler. Le soja au Roundup c'est un soja ou l'on a modifié le gène qui fabrique l'enzyme EPSPS (c'est une protéine), du coup elle a une forme différente dans l'espace et elle ne peut plus fixer le Roundup. Donc l'enzyme EPSPS modifié du soja OGM peut continuer à travailler. Donc la plante va accumuler du Roundup dans ses tissus. La plante devient un pesticide.

Dans la recherche fondamentale. (le premier et le plus important en quantité)
Deux grandes démarches en biologie moléculaire :

  • j'ai un gène, identifié, et on sait pas à quoi il sert. On a pas la fonction. Quel est le secret de fabrication qu'il détient. La protéine ou les qu'il permet de fabriquer. Et quel est le rôle de ces protéines dans l'usine.
  • inversement ou a une fonction (ou la perte de fonction) et on veut le gène.

Pourquoi on passe par les OGM ?
On part d'un lapin, on extraie l'ADN du lapin, un peu de sang ou de sperme, on identifie un gène, et on se dit à quoi il sert ce gène ? On l'inactive, on le remet dans l'animal et on regarde. Il faut pour inactiver le gène le sortir du chromosome, pour ça on a de enzymes, des protéines, pour aller couper l'ADN. On isole ainsi le gène. Le problème c'est qu'il faut maintenant l'inactiver, ça se fait in-vitro. Il faut de grosses quantités de gène. On a pas d'autres solutions que de le mettre dans une bactérie. D'où la bactérie génétiquement modifiée. C'est une bactérie qu'on a naturellement dans notre intestin, un microbe gentil, dans les laboratoires on en a en stock à -80°. Comme les bactéries se multiplient toutes les demi heure à 37°, au bout de 10 heures on 2^10 bactéries avec le gène de lapin. Du coup on peut extraire le gène de lapin en grosse quantité qu'on peut manipuler in-vitro et inactiver. Ce gène inactivé on va le réintroduire à la place au niveau de l'embryon pour que toutes les cellules aient le gène inactivé. Après on regarde les conséquences sur le lapin, qui lui aussi est maintenant génétiquement modifié, puisqu'on a détruit ou inactivé un gène naturel du lapin de façon artificiel ou par manipulation humaine. Hormis le faite que cela la pose des problèmes éthiques cela fait partie du débat sur les OGM mais qui ne sont pas les mêmes que les OGM disséminés dans la nature.

OGM et Médecine.
Il y a de multiples exemples dans le domaine médical.
Soigner les diabètes par la fabrication d'insuline. Comme chacun fabrique cette hormone en quantité dont il a besoin on ne peut pas les passer d'une personne à une autre. Il fallait la chercher ailleurs, chez l'animal. On a eu le choix entre le lapin et le cochon qui sont les animaux qui nous ressemblent le plus biologiquement. Plutôt chez le cochon, parcequ'il y a très peu de maladies qui se transmettent à l'homme, et surtout l'insuline de cochon et l'insuline d'homme se ressemble comme deux gouttes d"eau, y'a qu'un acide aminé de différence. Les chercheurs se sont dis que cela devait marcher, mais cela posait deux problèmes:

  • un problème d'approvisionnement, vu le nombre de diabétiques.
  • mais la petite différence c'est avéré pas si anodine, les malades ont développé des allergies contre l'insuline de porc

La solution est venue de la transgénèse, technologie OGM.
On extraie l'adn du patient malade, cela fait trente ans que l'on a identifié le gène de l'insuline humaine. On a coupé le gène de l'insuline. On a refait le coup de la bactérie de l'intestin, sauf qu'au lieu de la cultiver dans 3 ml on les cultive dans des fermenteurs de 200 litres,... Elles se reproduisent de l'insuline humaine. On extraie ensuite l'insuline de la bactérie OGM. pour en faire des médicaments. Ensuite on sait qui les consomment, à quelle dose et à quelle fréquence. S'il y a des effets secondaires on saura que c'est dû au médicament et on pourra intervenir. On ne consomme pas l'OGM mais la protéine produite par l'OGM.

On nous dit que les OGM dans l'agriculture cela fait dix ans que les américains les consomment et qu'il ne s'est jamais rien passé. Sur quelle étude épidémiologique se base cette remarque ? On ne sait pas qui en consomment et en quelle quantité. Il faut avoir des gens qui en consomment et d'autres qui n'en consomment pas, et voir les différences. sur une échelle statistique suffisante.

Histoire politique des OGM

Le mouvement Anti-Ogm a commencé en 1997 en France mené par la Confédération Paysanne. Leur mode d'intervention est la désobéissance civile : des essais commerciaux en plein champ ont été fauchés. Le projet de loi initial issu du Grenelle stipulait qu'il faut "pouvoir cultiver ans OGM". Le parlement en a décidé autrement et a rajouté que l'on puisse cultiver "avec ou sans OGM". Le seuil sans OGM renvoie à la législation européenne. Mais ce seuil n'a aucune légitimité scientifique, c'est un compromis politique . Deux échéances importantes jusqu'au 31/12/08

  • mise en place de la Haute Autorité
  • réunion des ministres de l'environnement européen avec pour objectif de définir ce seuil.*

Les problèmes posés par la loi actuelle :

  • Il faut savoir que les semences ne peuvent pas supporter la cohabitation avec les semences OGM. D'année en année quel que soit le seuil choisit les semences OGM coloniseront les semences traditionnels
  • la composition de la haute autorité est composée uniquement de scientifiques

La logique européenne : garantir la liberté d'entreprendre ne permet pas de faire passer le principe de précaution. Au niveau européen les priorités sont :

  • comment accélérer la commercialisation des produits OGM venant de l'extérieur
  • évaluation de l'impact des OGM pesticides : insecticides et herbicides

En Allemagne les viandes issues d'animaux qui n'ont pas consommés d'OGM peuvent être étiquetées, mais le seuil retenu est de 0,9%.

La balle est dans le camp de la société civile voir dans des actions de désobéissance civile.
Mouvement des faucheurs
Création d'un groupe de militants prêt à s'engager dans des actions de neutralisation (Voir la Charte des faucheurs) qui

  • veille au respect du moratoire (par exemple sur le Monsanto 810)
  • qui suit les essais en plein champ

Mouvement des semeurs volontaires

  • Dénonce la logique du Certificat d'Obtention Végétale (il suffit de décrire les caractéristiques d'un plante et de déposer un copyright pour posséder cette plante) et le fait que les agriculteurs ne peuvent plus échanger et ressemer leurs semences. (la logique de la loi française, Ressemer = biopirater = receleur)

On entre dans un monde à la Kafka ou les choses n'ont plus de sens, ... Pour conserver la bio-diversité il faut pouvoir échanger les semences.

Les solutions locales:

  • ne pas travailler avec des entreprises qui utilisent des OGM
  • soutenir les associations qui détectent les présences d'OGM
  • modifier le cahier des charges des Marchés publics en rajoutant des critères sans OGM
  • prendre des arrêtés anti OGM
  • mettre en place des des coordination de communes sans OGM
  • créer dans les espaces publics des plats de bande de plantes non inscrites
  • créer des foires d'échange de semences, Kokopelli, Association des semences paysanne

Il existe un traité international que la France a ratifié: le traité sur les semences phytogénétique (FAO)

Pour plus d'infos :
http://altercampagne.free.fr
http://www.fao.org

mardi 21 octobre 2008

bergerie nomade - samedi 8 novembre 2008 - MOLODOÏ

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PROGRAMME 14h00 début du “village associatif” -Les amis de la conf -Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) -La Nef -Stop Transports Halte au Nucléaire -Mouvement de la culture biodynamique -Ecole michaël-steiner -Wwoof (réseau international de bénévoles en agriculture biologique) -Alsace nature -Crep (comité de réappropritation de l'espace public de Strasbourg) -Kiosque alternatif -MDRGF (mouvement pour les droits et le respect des générations futures) -OCCE 67 (office central de la coopération à l'école)

+ marché paysan: -ferme de malplaquet (produits laitiers) -Jardins d'agnès (légumes) -olivier gotorbe (miels...) -dimitri (chocolats artisanaux) -daniel starck (pain)

+ à 15h: “les ogm, c'est quoi ?”, conférence filmée de Christian Vélot

18h00 fermeture du village

18h30 buffet paysan (soupes + salades + tartines)

19h30 moussa coulibaly, (afro-beat)

                    www.myspace.com/moussacoulibaly

20h30 ottilie, (chanson française, chant diphonique)

                    www.myspace.com/ottilieb

22h20 muse verte, (chanson française, didgeridoo)

                  www.myspace.com/museverte

23h50 sounds of atlas (saxo, didgeridoo, batterie)

                 www.myspace.com/soundsofatlas

1h00 freestyle experience, (expérimental, hang)

                   www.myspace.com/grainedebaobab

03h30 fermeture définitive des portes

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